Labyrinthe Géant des monts de Guéret

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   Nov 25

Histoire

 

Le Labyrinthe Géant déroule son fil

L’histoire du Labyrinthe Géant des Monts de Guéret

L’histoire commence en 1992…

En 1992 ce fut l’année du labyrinthe en Grande Bretagne, pays qui a conservé de très anciens labyrinthes. Cela n’est pas passé inaperçu d’un creusois qui travaillait à l’époque dans le tourisme.
En 1993 était créé, par un groupe de chrétiens de la Creuse, l’association « JOB ESPOIR » dont le but était de susciter la création de très petites entreprises susceptibles d’employer des personnes défavorisées.

La conjonction des deux a donné en 1995 le labyrinthe géant de Guéret qui s’est tout d’abord appelé « labyrinthes végétaux » car les créateurs pensaient essaimer dans d’autres régions en voie de désertification.

La première préoccupation des fondateurs fut tout naturellement de trouver un terrain. Ils auraient aimé trouver une parcelle visible depuis la RN 145, voie express qui traverse la Creuse de part en part et qui est l’axe routier le plus fréquenté du département. Mais après des recherches infructueuses, ils se rabattirent sur un terrain appartenant à la Ville de Guéret en bordure de la vaste forêt de Chabrières. Cet ancien terrain agricole et ses abords avaient été achetés par la commune pour y réaliser un projet d’usine de traitement des ordures ménagères qui n’a jamais abouti.

Après discussion, la Ville de Guéret accepta début 1996 de mettre six hectares de terrains à la disposition de l’association pour une durée de 18 ans, prolongée ultérieurement jusqu’à 25 ans. En contrepartie l’association s’engageait à y réaliser par ses propres moyens l’équipement touristique prévu et à y embaucher des personnes en difficulté.

Etat du site avant travaux

Une partie du site avait servi pendant quelques dizaines d’années de campement de nomades. Il a fallu déblayer des bennes entières de ferrailles et autres déchets laissés sur place ou dans les bois avoisinants.

Il a fallu surtout trouver de l’argent pour financer les travaux et ce ne fut pas le plus simple. Ni les pouvoirs publics ni les banques étaient convaincus qu’un tel projet pouvait intéresser le public et être économiquement viable. Les pouvoirs publics ont lâché un minimum de subvention (en grande partie européennes) « pour voir ». Les banques ont exigé des cautions couvrant intégralement les prêts sollicités. La garantie d’un organisme régional de cautionnement des entreprises d’insertion n’a pas pu être obtenue car un membre d’une association de retraités chargée d’épauler les créateurs d’entreprises a jugé que le projet n’était pas viable. Ce sont donc les bénévoles de l’association qui se sont portés caution.

Pendant ce temps les premiers travaux (nivellement des 2,5 hectares nécessaires à la réalisation d’un premier labyrinthe, piquetage des emplacements où devront être plantés les 11 000 plants) ont débuté à la fin du printemps 1996, financés par un découvert en banque.

A la même époque, l’association apprend avec stupéfaction qu’un labyrinthe de maïs va ouvrir au début de l’été en Touraine. L’idée qui paraissait originale ne l’était plus. De plus, bien qu’ayant entrepris des travaux plus tardivement, ce labyrinthe de Touraine va démarrer bien avant celui de Guéret car il a suffit de planter le maïs en mai pour ouvrir en juillet. Une équipe de la Creuse ira du reste le visiter dès le mois d’août.

Au cours de l’été démarre un chantier-école avec de jeunes gitans qui avaient habité auparavant sur le site lorsque celui-ci servait de campement. Ce sont eux qui ont réalisé les banquettes de terre sur lesquelles seront effectuées plus tard les plantations et qui ont clôturé le futur labyrinthe.

Le labyrinthe, un projet avant tout social

Les 11 000 plants sont achetés à l’automne 1996, financés par un premier prêt. Pour réduire le coût, la commande porte exclusivement sur de très jeunes plants d’une dizaine de centimètres de hauteur. C’est là que les malheurs commencent. La commande de plants reste bloquée 15 jours dans un camion du fait d’une grève des chauffeurs routiers. En arrivant les plants ne sont pas très frais.

Compte tenu de l’urgence l’association les accepte tout de même et les deux tiers sont plantés en un week end début décembre par 16 bénévoles. Le reste est mis en réserve chez le président de l’époque. Entre Noël et le Jour de l’An sévit un gel d’une rare intensité qui anéantit une espèce sur trois (les éléagnus) ainsi que la moitié d’une autre espèce (les lauriers du Portugal). La 3ème espèce (troënes de Chine) a plutôt bien résisté. Les plants en réserve ont subi les mêmes dégâts car ils sont restés à l’extérieur. Au total bien plus de la moitié des plants manque à l’appel. Le pépiniériste ne remplacera que les éléagnus.

C’est à partir de cet accident que l’association a décidé de créer sa propre pépinière, alimentée en permanence par une source captée, dans laquelle elle plante chaque année des boutures afin de reconstituer peu à peu les pertes subies fin 1996.

La pépinière du Labyrinthe

Au début du printemps 1997, nouvelle déconvenue, la subvention européenne attendue est réduite des deux-tiers. Dans ces conditions, il n’était plus question ni d’embaucher des salariés, ni d’ouvrir au public au cours de l’été 1997 comme prévu puisque le gros des investissements (chalet d’accueil et raccordement aux réseaux) ne pouvait être financé et réalisé dans les délais. L’ouverture a donc été retardée d’un an.

Au printemps 1998, après avoir péniblement récupéré une partie des financements nécessaires, tout s’est accéléré : embauche des trois premiers salariés en insertion – deux à l’entretien, un à l’accueil – achat d’une tondeuse autoportée et de tables de pique-nique, réalisation par les salariés d’un abri pour les tables de pique-nique et d’une autre pour la tondeuse, réalisation par les bénévoles d’un jeu de société géant de 25 m² (jeu de petits chevaux), réalisation par diverses entreprises de centaines de mètres de tranchées pour se raccorder aux réseaux les plus proches, construction d’un modeste chalet d’accueil avec deux WC, réalisation d’une plate-forme pour accueillir les caravanes d’une famille, goudronnage par la mairie des 300 mètres de chemin rural reliant le labyrinthe à la route la plus proche…

Le chalet d’accueil

Un nouvel emprunt est sollicité et obtenu en mai 1998, toujours avec la caution de bénévoles, pour acheter des milliers de piquets métalliques et des kilomètres de grillage afin de séparer les allées du labyrinthe en attendant que les plants poussent et forment des haies. Du coup le labyrinthe est recouvert par une forêt de piquets et un océan de grillages installés à toute vitesse par le personnel en juin pour l’ouverture au 1er juillet. Pendant quatre à cinq ans, le public sera du reste assez déçu de circuler entre des grillages et non pas entre des haies végétales.

A l’origine, des haies en attente de feuillages

Mais le public circulait tout de même dans un véritable labyrinthe dont il n’était pas si facile de sortir avec ses 4,5 km d’allées engazonnées. Par conséquent dès la première année d’ouverture, l’association avait installé, à 14 embranchements stratégiques, des panneaux comportant une énigme (par référence au mythe du Minotaure) c’est à dire une question dont la réponse était soit droite, soit gauche. Les années suivantes, pour varier l’exercice, les embranchements en question ne comporteront plus qu’un numéro, chaque visiteur emportant avec lui un questionnaire thématique choisi à l’entrée et comportant autant de questions numérotées que d’embranchements avec un numéro.

En 1998 le labyrinthe sera ouvert tous les jours de début juillet à fin septembre. Pendant cette période il accueillera 3600 visiteurs. A partir de l’année suivante il sera ouvert de Pâques à Toussaint, tous les jours pendant les vacances scolaires et seulement les week end hors vacances scolaires. La fréquentation sera donc arithmétiquement meilleure en 1999 puisqu’elle passe à 5000 visiteurs mais sur une période d’ouverture plus longue. En 2000, année catastrophique pour le tourisme en Creuse à cause d’une météo très maussade, cette fréquentation redescendra à 4000 visiteurs. Il fut un temps question de tout arrêter car l’année 2000 avait été fortement déficitaire (près de 7500 euros de déficit). Pourtant l’assemblée générale de mars 2001 décida de forcer le destin et d’embaucher un emploi-jeune qui serait chargé de promouvoir le site. Il était manifeste que l’association manquait de professionnalisme dans ce domaine ce qui expliquait en partie la faiblesse anormale de la fréquentation. L’embauche en question ne pourra se faire qu’un an après, en mars 2002 du fait de difficultés rencontrées avec l’administration et l’année 2001 sera encore une année médiocre à 5300 visiteurs.

Entre-temps l’association n’était pas restée inactive. Dès 1999 elle faisait agrandir le chalet d’accueil afin d’améliorer les conditions de travail du personnel d’accueil, construisait un second jeu de société géant à côté du premier et créait un jardin d’enfants. Par ailleurs un stock de tables et de chaises en bois étaient achetés pour améliorer l’accueil du public.

Des jeux de société géants

Le chalet à outillage

En 2000 l’association construira un chalet à outillage servant également de vestiaire au personnel d’entretien. Un effort particulier sera mené en matière de fleurissement et d’aménagement paysager de la zone d’accueil.

Le nouvel accueil

HISTORIQUE 2001

En 2001 par contre il ne se passera rien de plus faute de moyens financiers. Il faudra même fermer le labyrinthe pendant tout le mois de mai car la tondeuse autoportée est en panne et les hautes herbes qui ont envahi les allées ne peuvent être tondues. Le seul investissement notable portera sur une commande de panneaux destinés à flécher le parcours entre un parc aux loups ouvert cette année là à quelques kilomètres du labyrinthe et le labyrinthe proprement dit.

Un concert sera du reste donné dans un château en septembre 2001, grâce à un bénévole de l’association, pour renflouer partiellement les caisses. Et la fin de l’année sera marquée par un nouveau gel qui anéantira les boutures de la pépinières. Par contre les plants installés dans le labyrinthe et qui ont déjà quatre ou cinq ans d’âge, résisteront parfaitement bien.

C’est cette année là que les responsables du labyrinthe s’apercevront qu’ils ont créé le plus grand labyrinthe végétal permanent au monde. En effet, le livre Guiness des records mentionne celui d’Honolulu à Hawaï qui occupe 9300 m² alors que celui de Guéret mesure 22 500 m² soit plus du double. Il ne sera jamais possible d’obtenir la rectification. D’autres labyrinthes végétaux permanents sont apparus depuis, dont un à Bouguenais (Loire atlantique) qui mesure près de 15 000 m² mais aucun ne dépasse pour le moment (2010) celui de Guéret.

HISTORIQUE 2002

Du côté du personnel, deux des trois salariés embauchés en 1998 ont démissionné au fil des ans pour aller occuper un autre emploi dont un à la mairie de Guéret, ce qui était le signe d’une insertion réussie. En 2002 l’association ne comptait toujours que 3 salariés permanents, mais le travail était réparti différemment puisqu’il y en avait un à l’entretien, un à l’accueil (poste renforcé l’été par des bénévoles ou des saisonniers), et l’emploi-jeune pour la promotion et l’animation.

La baisse de fréquentation de l’année 2000 avait cependant alerté les responsables de l’association sur la fragilité d’un équipement touristique unique. D’une part le public, qui avait parfois fait un long déplacement depuis son lieu de vacances, souhaitait pouvoir rester plus longtemps sur le site alors que la visite du labyrinthe ne prend en général pas plus d’une heure. D’autre part, il était manifeste que par grosse chaleur le public préférait aller au bord d’un plan d’eau plutôt que parcourir un labyrinthe en plein soleil. Il fallait donc proposer autre chose en plus du labyrinthe mais quoi ?

Un nouveau dossier de demande de subvention fut élaboré dès l’automne 2000 pour financer des équipements qui seraient sous bois ou au bord de l’eau (un mini-golf, un étang de pêche, un parcours aérien dans les arbres) notamment dans un vallon d’environ trois hectares encore inexploité. Après un an de tergiversations, les pouvoirs publics ont demandé à l’association à l’automne 2001 de faire mener une étude de faisabilité

Cette étude fut menée au printemps 2002 et son rendu en juillet 2002 laissa les membres de l’association pantois. Le cabinet d’étude ne retenait aucun des projets de l’association. Par contre il préconisait de reconstruire un plus grand chalet d’accueil sur un autre emplacement, d’aménager le vallon en zone de promenade avec des équipements sur le thème de l’eau, de revoir l’aspect paysager du parking et de la zone d’accueil, de recouvrir les jeux de société géants de pergolas contre le soleil…

Bref il préconisait un réaménagement complet du site mais pour un coût dix fois supérieur à ce que l’association avait envisagé d’investir à l’origine (750 000 euros au lieu de 75 000 euros). En contrepartie, il garantissait à l’association que la fréquentation serait majorée de 50 % ce qui la ferait passer de 5000 à 7500 visiteurs par an. Certaines idées étaient judicieuses, notamment en matière paysagère et d’accueil, mais le coût était disproportionné à la fois avec les recettes supplémentaires attendues et avec la capacité à emprunter de l’association. De plus cela ne répondait pas à l’objectif de l’association qui estimait qu’il lui fallait 16 à 17 000 visiteurs payants pour équilibrer les comptes après 2007 date à laquelle les derniers contrats aidés seront transformés en contrats à durée indéterminée non aidés.

En 2002, fort heureusement, les conditions étaient enfin réunies pour un succès (météo favorable, haies végétales en partie à la bonne hauteur dans le labyrinthe et surtout effort de promotion sans précédent) puisque la fréquentation a grimpé à 8600 visiteurs soit un bond de plus de 60 %. Il ne restait plus qu’à multiplier ce chiffre par deux.

Les haies du labyrinthe en 2002

A l’automne 2002, voyant qu’aucun projet important ne prendrait corps pour la saison suivante, l’association décide de mener des projets ponctuels indispensables : construction d’un chalet pour accueillir le bureau de l’emploi-jeune qui est très à l’étroit dans le chalet d’accueil, construction de quatre jeux de société géants supplémentaires ce qui portera leur nombre à six au total car les deux premiers jeux sont régulièrement pris d’assaut, réalisation d’un toboggan géant à l’aide d’un morceau de parcours pour luge d’été récupéré en Dordogne et acheté avec l’aide de Carrefour solidarités. Seul le toboggan géant ne sera pas mis en service pour la saison 2003 car le bureau de contrôle technique a exigé des aménagements supplémentaires que l’association n’a plus le temps ni les moyens de réaliser.

Toujours plus de jeux de société géants

HISTORIQUE 2003

Avec 8530 entrées, la saison 2003 est quasiment la réplique de celle de 2002. Mais s’il n’y avait pas eu de canicule pendant les 15 premiers jours d’août, la fréquentation aurait été majorée de 1300 visiteurs. Il est prouvé en tout cas que le labyrinthe peut aisément dépasser les 7500 visiteurs payants sans travaux gigantesques.

Pendant ce temps les pouvoirs publics se mettent de plus en plus à encenser le labyrinthe et à le placer parmi les priorités en matière de développement touristique mais hésitent manifestement à investir dans cette affaire. On fait miroiter des subventions sur des lignes budgétaires qui finiront par être épuisées, on veut plus de précisions sur le coût réel des investissements prévus et en définitive rien n’avance de manière décisive.

HISTORIQUE 2004

Si bien qu’en 2004, l’association décide de poursuivre ses investissements mais en les consacrant entièrement à l’amélioration des conditions de travail du personnel : achat d’un microtracteur-tondeuse diesel pour remplacer la tondeuse autoportée à bout de souffle, achat d’un bras articulé avec taille haie qui se fixe sur la prise de force à l’arrière du microtracteur pour remplacer le taille-haie que l’on tient à bout de bras (pour tailler 5 km de haies !), achat d’un garage pour ranger ce matériel et dégager le chalet à outillage/vestiaire qui commence à être sérieusement encombré et enfin, achat d’un nouveau matériel informatique pour remplacer celui qui avait donné par le Centre Hospitalier de Guéret qui est devenu obsolète. Tous ces achats, sauf le matériel informatique qui sera financé sur des fonds européens, est acquis grâce à l’aide de la Fondation MACIF d’une part et de la Caisse d’épargne Auvergne-Limousin d’autre part. Il n’y a aucun crédit public français.

Le labyrinthe, un sacré entretien sur 5 km d’allées

Malgré ces améliorations, l’année 2004 sera marquée au sein du personnel par plusieurs départs volontaires, soit pour faire de l’intérim, soit en congé maternité qui se prolongera par un congé parental. Ces départs se produiront, pour une partie d’entre eux, pendant l’été, ce qui fait que la saison sera assez difficile à gérer. Il faudra faire appel d’une manière accrue à des saisonniers et les bénévoles devront être beaucoup plus présents qu’ils l’envisageaient.

Toutefois, les résultats de l’année précédente se confirmeront en 2004 puisque le nombre de visiteurs payants s’élèvera à 9420 soit un chiffre proche de celui qui aurait été observé l’année précédente s’il n’y avait pas eu la canicule. C’est cette année là que furent lancés les contes en nocturnes pendant l’été mais le démarrage en terme de fréquentation a été plutôt laborieux.

HISTORIQUE 2005

En 2005, les pouvoirs publics ont un peu avancé en ce sens qu’ils ont cotisé à plusieurs pour qu’une nouvelle étude soit menée pour évaluer avec précision le coût d’un réaménagement global du site. Mais dans le même temps, l’association apprend que ce projet de réaménagement n’a pas été retenu, pratiquement par les mêmes financeurs, au titre du Contrat de Pays. Autrement dit, il faudra trouver une autre solution pour bénéficier de financements publics substantiels.

L’année 2005 va également mal démarrer pour les voisins accueillis en 1998 sur le site avec leurs caravanes. Entre-temps, ils avaient remplacé une des caravanes par un mobile home et s’étaient aménagés un jardin d’agrément à l’abri des regards. Autrement dit, ils s’étaient installés d’une manière durable. En janvier les deux habitations mobiles vont brûler successivement, obligeant la municipalité à les reloger en urgence en ville. Tous leurs biens ont disparu.

2005 est cependant l’année du 10ème anniversaire de la création de l’association. A la fin de la saison 2004, le conseil d’administration décide que cette année 2005 devra être exceptionnelle et met tout en œuvre pour qu’une nouvelle palette d’activités soit offerte aux visiteurs. Notamment des activités à l’ombre ou dans l’eau pour créer un équilibre avec le labyrinthe qui est en plein soleil. C’est ainsi que, dès l’automne 2004, démarrent les travaux d’installation d’un parcours de douze jeux d’adresse, probablement unique en France, sur un demi hectare de zone boisée, d’où il faudra retirer à nouveau des mètres cube de ferraille et de déchets.

Le parcours des jeux d'adresse en sous-bois

Le parcours des jeux d’adresse en sous-bois

Ce parcours sera mis en service à Pâques 2005. Puis seront mis en service simultanément début juillet, après une visite de contrôle favorable, le fameux toboggan géant sérieusement remanié, un aquagliss réalisé avec des goulottes inutilisées par le toboggan géant et alimentée par une source captée et enfin un manège à poney du début du XXème siècle mis à disposition par un membre du conseil d’administration de l’association.

Toboggan Aquagliss

Toboggan Aquagliss

Tout ceci, avec une bonne promotion notamment en direction des écoles et des associations, donne un coup de fouet à la fréquentation qui augmente de près de 40 % en 2005 par rapport à l’année précédente à hauteur de 13 100 visiteurs payants. Dans tout cela, seul le parcours de jeux d’adresse a constitué une dépense réellement importante dont une partie a été couverte par le Trophée régional de l’Initiative en économie sociale et solidaire attribué à l’association au printemps 2005 par le Crédit coopératif complété par le Trophée national attribué par le même établissement à l’automne 2005. Finalement, avec peu d’argent et beaucoup de travail et d’imagination, l’association a réussi à donner une bonne assise économique au projet.

Le toboggan géant

De ce fait les emplois en insertion se voient confortés et continuent d’être progressivement transformés, comme prévu, en emplois de droit commun sans aucune aide de l’Etat. La nouvelle équipe de salariés, presque entièrement recomposée en 2005, a du reste apporté elle aussi sa contribution à ce succès ce qui permet de conforter la pérennité et la crédibilité du projet.

Le manège de poneys

Le manège de poneys

Fin 2005, le conseil d’administration de l’association approuve, pour l’essentiel, les propositions contenues dans la seconde étude menée au titre du réaménagement global du site, avec toujours un nouveau bâtiment d’accueil et des aménagements paysagers un peu partout, mais également avec, d’une part l’implantation d’un labyrinthe modulable constitué de panneaux de bois, d’autre part un parcours d’agrément et de découverte dans le vallon sauvage. En cette fin d’année, une résidence mobile est acquise pour remplacer celle qui a brûlé en début d’année et elle est aussitôt mise à disposition d’une famille de salariés. Par ailleurs le conseil d’administration crée un quatrième emploi permanent pour gérer les activités animalières et renforcer l’entretien du site.

HISTORIQUE 2006

L’année 2006 est marquée par la création d’une activité de promenades à poney à l’intérieur du site. Au préalable, il aura fallu que le personnel clôture entièrement le site et crée de toute pièce un chemin de ronde de 1km300. C’est ce chemin qu’emprunteront les parents qui accompagnent leurs plus jeunes enfants juchés sur un poney. Toutefois, lorsqu’arrivera, fin 2006, l’heure des bilans, l’activité se révèlera désastreuse du point de vue économique et le conseil d’administration décidera d’y mettre fin et de la remplacer par une mini ferme avec de jeunes animaux.

Le parcours à poneys

Le parcours à poneys

Cette année 2006 connaît un nouveau progrès dans la fréquentation qui passe à 15 377 visiteurs payants (soit presque trois fois plus qu’en 2001) malgré une baisse pendant tout le mois de juillet du fait d’une période de canicule. Ce chiffre place dorénavant le labyrinthe géant parmi les trois ou quatre sites touristiques les plus fréquentés en Creuse.

HISTORIQUE 2007

Pendant l’hiver 2007 se réalise enfin la nouvelle extension du chalet d’accueil prévue depuis 2005 qui permet de recevoir le public dans de meilleures conditions et de lui offrir un nombre supérieur de sanitaires (3 au lieu de 1) adapté à l’augmentation de la fréquentation. Cette extension permet de libérer le chalet-bureau construit en 2002 qui devient un chalet-vestiaire pour le personnel. Dans le même temps, le parcours de jeux d’adresse est déplacé. Il quitte le vallon un peu trop humide et est installé dans un petit bois qui offre la même qualité d’ombrage mais avec les pieds au sec. Enfin, les enclos et les abris de la mini-ferme sont réalisés afin d’accueillir des lapins, des moutons, des chèvres et un couple de poneys conservé sur le site malgré l’abandon de l’activité de promenades.

La nouvelle extension du chalet accueil

Moutons de la mini ferme

Moutons de la mini ferme

Au printemps 2007, le dernier salarié en contrat aidé passe en CDI non aidé conformément aux objectifs de l’association. Par ailleurs, pendant l’été, le personnel d’accueil est renforcé pour la première fois par une saisonnière chargée de la surveillance car l’augmentation de la fréquentation s’accompagne d’un net accroissement des comportements à risque sur le toboggan géant.

La saison 2007 se termine avec un score inespéré de 19 784 visiteurs payants soit 4400 visiteurs de plus que l’année précédente ce qui est énorme (près de 30% en plus). Il était temps d’augmenter l’espace d’accueil ainsi que le nombre de WC car, sans cet agrandissement, les conditions d’accueil auraient été très difficiles autant pour le personnel que pour les visiteurs.

Il convient de noter que la saison estivale 2007 a été particulièrement favorable pour les sites touristiques d’extérieur comme le labyrinthe géant avec un temps ni chaud ni très pluvieux et le parc animalier des monts de Guéret localisé à quelques kilomètres du labyrinthe en a lui aussi bénéficié avec une fréquentation record de 37 000 visiteurs.

A l’automne 2007, face à cet afflux de visiteurs, le conseil d’administration décide de faire passer le parcours de jeux d’adresse de 12 à 18 jeux afin de réduire les temps d’attente. En outre, l’enquête de satisfaction menée tous les trois ans qui tombait en 2007 a révélé que 44% des visiteurs auraient été intéressés par la présence d’une tyrolienne sur le site. Le conseil d’administration décide donc d’en réaliser une dès l’année suivante.

HISTORIQUE 2008

Création d'une Tyrolienne

Création d’une Tyrolienne

Par ailleurs, le projet de développement à l’étude depuis 2001 recommence à prendre vie puisque le Pays de Guéret demande une fiche descriptive en vue de l’inscription du projet dans le futur Contrat territorial 2008-2010. Le seul changement important vient de ce que la Communauté de communes ne souhaitant plus en assurer la maîtrise d’ouvrage c’est l’association qui mettra en œuvre le projet. Depuis 2001 le site du labyrinthe s’est consolidé et la perspective d’assumer le financement et le suivi d’un gros projet ne paraît plus irréaliste. En conséquence, pendant l’automne 2007, le conseil d’administration choisit un cabinet d’architecte pour le futur bâtiment destiné à l’accueil des groupes et un cabinet de paysagistes pour les aménagements paysagers ainsi que pour la mise en valeur du vallon humide situé dans l’enceinte du site. De ce fait, lorsque le Contrat territorial du Pays de Guéret est signé, fin janvier 2008, l’association est prête à déposer son dossier de demande de subventions pour la première tranche du projet.

Parcours de Jeux d'adresse

Parcours de Jeux d’adresse

L’agrandissement du parcours de jeux d’adresse est effectué pendant l’hiver 2008. A la même époque une passerelle enjambant l’allée centrale est installée à l’intérieur du labyrinthe et quelques haies sont déplacées afin de compliquer un peu le parcours que certains visiteurs trouvent trop facile. En revanche, la tyrolienne prend du retard faute de trouver le financement nécessaire. Il s’agit en effet d’un projet complexe et coûteux car l’association a souhaité un retour automatique du siège de la tyrolienne laquelle mesure tout de même plus de 100 mètres de longueur. Ce n’est qu’au mois de mai 2008, après avoir reçu une aide de la fondation Baudoux, que la commande pourra être passée auprès d’une entreprise spécialisée pour une installation en juin et une mise en service réelle fin juillet après quelques déboires dus au fait qu’il s’agissait d’un prototype.

Pendant ce temps, l’association a fêté début juin 2008 le dixième anniversaire de l’ouverture du site au public et le site a accueilli le 17 juillet 2008 en soirée le 100 000ème visiteur payant qui se trouve être un petit comorien habitant à Guéret. De son côté l’assemblée générale, qui s’est déroulée elle aussi début juin, s’est interrogée sur les développements ultérieurs de l’activité de l’association en vue de créer de nouveaux postes d’insertion car le personnel en place ne semble pas envisager de bouger.

Le conseil d’administration avait par ailleurs souhaité améliorer la promotion du site sur tout le département de la Creuse en installant des panneaux permanents à proximité des sites touristiques ou d’hébergement touristique. C’est une autre fondation, « Agir sa vie », qui va permettre de commander une première série de 33 panneaux qui ne seront malheureusement livrés qu’en août 2008 alors que la saison touche à sa fin. La pose des panneaux démarre aussitôt mais les effets ne s’en feront vraisemblablement sentir qu’à compter de l’année suivante.

La saison estivale est assez semblable du point de vue météorologique à celle de 2007 et la fréquentation est du même ordre avec tout de même un recul à 19 005 visiteurs payants.

HISTORIQUE 2009

C’est en janvier 2009 que débute la construction du bâtiment d’accueil pour groupes, notamment pour groupes scolaires, qui constituera la première tranche du projet de développement. Ce bâtiment servira en même temps de vitrine en matière de développement durable dans la construction (construction entièrement en bois avec isolation en ouate de cellulose, chauffe-eau solaire, puits canadien, récupération des eaux pluviales pour alimenter la pépinière du labyrinthe). Le bâtiment ne sera véritablement opérationnel que fin mai. Outre les emprunts et les subventions publiques (Etat, Région, Département), son financement a été assuré en partie par des dons la Caisse d’épargne d’Auvergne et du Limousin (30 000 euros), de la fondation RTE (14 900 euros) et de la fondation MACIF (7000 euros)

Bâtiment pour l’accueil de groupes en cours d’achèvement

En juin s’achève par ailleurs un aquagliss géant d’une cinquantaine de mètres destiné à remplacer le toboggan géant devenu trop vétuste. A la même époque un couple s’installe au labyrinthe pour vendre des produits sucrés, des rafraichissements et proposer un début de restauration rapide.

A l’automne, l’association tente d’organiser un concours de jeux d’adresse destiné aux enfants mais cette manifestation n’aura guère de succès. Par ailleurs, en cours d’année, deux salariés, le gestionnaire de site et un membre de l’équipe d’entretien, ont quitté l’association. Ils sont remplacés par deux femmes ce qui fait qu’en cette fin d’année 2009 les trois quarts du personnel permanent du labyrinthe sont des femmes, ce qui est exactement l’inverse de la situation qui prévalait un an plus tôt.

La fréquentation quant à elle a repris sa progression et atteint 22 163 visiteurs.

HISTORIQUE 2010

L’année 2010 sera une année assez éprouvante pour tout le monde, notamment pour le personnel, à cause des travaux constants qui vont être menés.

C’est en effet en janvier 2010 que débutent les travaux d’aménagements paysagers, puis l’aménagement du vallon humide, qui constituent la deuxième tranche du projet de développement. Les travaux paysagers effectués par une entreprise vont traîner jusqu’en juin ce qui fait que les visiteurs auront, jusque fin juillet, le sentiment de débarquer dans un chantier du fait de la présence de nombreuses zones protégées par des rubans de chantier pour éviter que l’on marche sur les pelouses en cours de réfection ou sur les cheminements encore non stabilisés.

L’aménagement du vallon humide destiné à permettre au public, notamment scolaire, de découvrir un milieu humide caractéristique, débute en avril 2010. Cet aménagement, qui comporte notamment la construction d’un parcours hors sol en bois de 350 mètres de long, est entièrement effectué par les salariés et les bénévoles de l’association. Le milieu est tellement humide que même une brouette ne peut pas y circuler. Il a fallu creuser à la main près de 500 trous puis transporter les 3500 pièces de bois du parcours, soit au total près de 18 tonnes, exclusivement à dos d’hommes et de femmes, dans une boue où les bottes enfonçaient jusqu’au mollet. Cela a nécessité près de 900 allers-retours avec une charge pouvant aller jusqu’à 30kg. De plus les conditions météos du printemps 2010 ont été exécrables avec de très fréquents épisodes pluvieux ce qui a rendu le travail encore plus difficile. Malgré l’embauche d’intérimaires pendant quelques semaines, le parcours ne sera achevé qu’à la fin de l’été. Le résultat est toutefois remarquable avec un ponton parfaitement stable dont la pente, régulière, n’excède pas 4% afin de permettre aux fauteuils roulants de l’emprunter. Une partie du coût de cet aménagement est pris en charge par la fondation Le Roch-les mousquetaires à hauteur de 13 000 euros.

Travaux dans le vallon humide

Au début de l’été, l’aquagliss géant est prolongé de quelques mètres pour améliorer la sécurité. La tyrolienne, dont les arbres support se sont penchés, est déplacée d’une trentaine de mètres sur des troncs d’arbres prélevés dans les bois environnants et profondément enfoncés dans le sol, mais il n’est pas possible de la remettre en service car une nouvelle tranchée doit être creusée sous sa trajectoire. Par ailleurs, seulement deux des cinq jeux de société géants ont pu être refaits. Enfin, pour faciliter le travail du couple installé depuis l’année précédente sur le site, un local de vente d’une douzaine de mètres carrés est construit sous l’auvent du bâtiment pour groupes, mais, faute de temps, il restera inachevé tout l’été. Tout cela donne une impression de désordre, avec ici ou là des matériaux qui attendent d’être installés et pour la première fois depuis fort longtemps l’association s’attire quelques critiques de la part de visiteurs mécontents.

En septembre, le concours de jeux d’adresse est remplacé par une chasse au trésor, mais sans guère plus de succès que l’année précédente.

Néanmoins, malgré tous ces déboires, la fréquentation a continué à progresser à 23 479 visiteurs et à l’automne, le conseil d’administration décide de créer un cinquième emploi permanent, d’une part parce que le niveau de fréquentation espéré en 2011 le permet, d’autre part parce que les retards pris en 2010 s’expliquent aussi par l’insuffisance de personnel.

HISTORIQUE 2011

En 2011, une fois le gros travail de taille de haie achevé, l’équipe d’entretien s’attelle à un nouveau chantier important : l’installation de pièces métalliques de fixation sur 500 poteaux et 500 panneaux qui ont été livrés début mars en vue de réaliser un labyrinthe modulable en panneaux de bois. Ce nouveau labyrinthe constitue le projet phare de la troisième et dernière tranche du programme de développement qui a démarré en 2009. En tout il y a 8000 pièces métalliques à fixer.
En mars/avril également est monté le nouvel abri pour les animaux de la mini-ferme qui va permettre de tenir le foin et même les animaux à l’abri de la pluie. Mars/avril sera toutefois une période un peu particulière pour la mini-ferme avec la naissance d’un agneau mais également le décès de la ponette Paméla et le décès d’un chevreau peu de temps après sa naissance.
En avril, juste avant le début des vacances scolaires de Pâques, le local de vente est achevé ainsi que le nouveau jeu de saute-mouton installé dans un nouvel espace de loisir en bas du grand aquagliss. L’échiquier géant sera achevé un peu plus tard.
Fin mai, l’entreprise chargée de réaliser la plateforme de 2000m² où sera installé le labyrinthe modulable, démarre son chantier avec un certain retard. La plateforme ne sera livrée que début juillet, trop tardivement pour que le labyrinthe soit construit. La construction de ce dernier nécessite en effet de réaliser 500 trous dans la plateforme pour y implanter les 500 poteaux et ce sont les bénévoles qui sont en charge de cette partie du chantier. Un demi-labyrinthe sera installé mais seulement à la fin de l’été 2011.
Au mois de juin, le 5ème poste est pourvu après de longues démarches pour obtenir un contrat aidé par un jeune d’une vingtaine d’années. L’équipe d’entretien compte dorénavant 3 membres. A la même époque, l’agent d’accueil qui est partie fin 2011 est remplacée par un travailleur handicapé,.
Dans le même temps, Sensacimes a achevé fin juin son premier parcours aérien dans les bois en face du labyrinthe ce qui accroît la dimension touristique et de loisirs du site de la Buvette de la Forêt.
La saison 2011 sera à la hauteur des efforts menés pour que cette fois-ci le site soit en ordre de marche puisque pour la première fois le chiffre de 25 000 visiteurs sera dépassé (très exactement 25 613 visiteurs payants). Rappelons que dans l’étude de faisabilité initiale, c’était le chiffre prévu l’année d’ouverture du labyrinthe en 1998…

HISTORIQUE 2012

Après 3 années d’importants travaux de construction et d’aménagements, l’année 2012 sera celle des finitions.
Au cours de l’année auront ainsi été réalisés :
– en janvier un râtelier dans le nouvel abri de la mini-ferme
– en mars l’achèvement du ponton du vallon humide (une soixantaine de mètres sur la terre ferme)
– en avril la clôture des nouveaux terrains mis à disposition par la mairie depuis 2011 (pour le labyrinthe modulable et le nouveau terrain de paint ball)
– en juin la pose des panneaux d’information du vallon humide
– en juin et juillet la clôture le long du chemin menant au nouveau terrain de paint ball
– en octobre la réfection de la digue du vallon humide

En parallèle débutent les travaux d’aménagement de nouveaux locaux dans les combles du bâtiment pour groupes avec en mars l’installation d’un escalier d’accès et en septembre la pose d’un plancher.

C’est également en 2012 que les deux contrats aidés démarrés en 2011 seront transformés, conformément aux principes de l’association, en contrats à durée indéterminée, l’un en janvier, l’autre en juillet. A partir de juillet les 5 salariés permanents de l’association sont tous à nouveau en CDI, dont 4 sur des postes d’insertion.

Le 14 août 2012, soit 4 ans après le 100 000ème visiteur, le site accueille son 200 000ème visiteur, une femme originaire de Lyon.

Mais cette année 2012 sera également celle d’une chute de la fréquentation laquelle est tombée de 25 613 visiteurs payants en 2011 à 22 828 visiteurs payants en 2012 soit un recul de 11%.

Ce sera également une année pendant laquelle l’association sera victime d’une multitude de petits ennuis (intrusions nocturnes, vols de matériels, dégradations par des visiteurs telles que la démolition volontaire des cabanes dans le jardin d’enfants ou, encore plus ennuyeux, la destruction avec une pierre d’un morceau apparent du tuyau d’évacuation des eaux usées ce qui a provoqué un peu plus loin un bouchon, lequel a demandé plusieurs journées de travail au personnel d’entretien pour repérer le bouchon et l’éliminer).

Néanmoins, tout ceci n’a pas empêché l’association de procéder, au mois de décembre, après de nombreuses études et péripéties, à l’achat d’un nouveau taille-haie sur bras articulé fixé à l’arrière du microtracteur permettant de diminuer sensiblement le temps passé par le personnel à la taille des 5km de haies (soit 15 km de taille si l’on prend en compte les 3 côtés d’une haie).

Enfin c’est en 2012 qu’a été créée l’association Labysnack pour gérer la totalité des activités de restauration et de buvette sur le site.

HISTORIQUE 2013

L’année 2013 n’a pas connu de mise en service de nouvelle activité mais a plutôt été une année de remise en état du site, notamment remise en état du parcours de jeux d’adresse qui commençait à être vraiment vétuste, remise en état sur plus de 150 mètres, par une entreprise, du réseau d’assainissement qui s’était bouché à plusieurs reprises l’année précédente et remplacement par la même occasion de la ligne téléphonique qui avait été sommairement réparée après avoir été arrachée pendant l’été 2011.

Par ailleurs, les travaux d’aménagement des combles se poursuivent pendant toute l’année par petites étapes (pose de 3 velux, pose d’isolant, pose de cloisons, installation électrique, pose d’un parquet flottant, etc…) de manière à créer un bureau, un local d’archives, un vestiaire pour se changer et une salle à manger.

Au début du printemps un agent d’entretien est embauché pour quelques mois afin de compenser l’absence de la salariée en congé maternité puis en congé parental.

C’est également au printemps qu’est prise la décision de prendre en exploitation le parcours dans les arbres créé deux ans plus tôt à côté du labyrinthe (Les Perchés de Chabrières) dont la société propriétaire a été mise en liquidation en février et dont les aménagements ont été rachetés par la Communauté d’agglomération. Cette activité à caractère sportif était très éloignée de la gestion d’un espace de loisirs non sportifs mais le maintien de sa présence pouvait être un plus pour la fréquentation du labyrinthe.

Activité d'Accrobranche

Les Perchés de Chabrières

La première année d’exploitation des Perchés de Chabrières s’est révélée très légèrement bénéficiaire. En revanche la fréquentation du labyrinthe a continué de baisser, passant de 22 828 entrées payantes à 22 151 soit un recul de 3%.

A l’automne, la salariée qui était en congé parental a repris son poste tandis que son collègue embauché en 2011 (création du 5ème emploi) quittait l’association.

HISTORIQUE 2014

L’année 2014 débute par un hiver particulièrement doux qui va faciliter la poursuite des travaux extérieurs malgré la réduction temporaire de la taille de l’équipe d’entretien.
Par ailleurs le début d’année est marqué par un changement important dans la gestion du snack puisque l’association Labysnack est remplacée par une auto-entrepreneuse qui compte en faire son activité principale. A cette occasion, comme elle se prépare très consciencieusement à sa nouvelle activité, il apparaît que la cuisine du snack n’est plus aux normes ce qui obligé à réaliser d’importants travaux avant la réouverture des vacances de février.

Au printemps, la gestionnaire du site annonce qu’elle souhaite quitter son poste pour créer une activité d’organisation de manifestations pour des groupes d’amis ou des familles. Elle sera remplacée début juin par un jeune diplômé en tourisme. Là aussi cela oblige à accélérer l’achèvement des travaux dans les combles afin que le nouvel arrivant s’installe tout de suite dans le nouveau bureau destiné à ce poste. Cela permet en même temps de regrouper dans le local créé à cet effet toutes les archives de l’association qui étaient éparpillées chez une demi-douzaine de bénévoles et de mettre en service le nouveau vestiaire et la salle à manger.

Pendant ce temps, l’équipe d’entretien met peu à peu en place la nouvelle activité décidée par le conseil d’administration à l’emplacement de l’ancienne tyrolienne : un parcours pieds nus d’une centaine de mètres de long sur 3mètres de large comportant une dizaine de caissons contenant divers matériaux ainsi que des passages dans la boue, dans l’eau, sur l’herbe.

Parcours Pieds Nus

Parcours Pieds Nus

La saison estivale se présente bien, avec une reprise de l’augmentation de la fréquentation (la saison connaîtra la 3ème journée la plus fréquentée depuis que le labyrinthe existe avec 675 visiteurs). Mais en plein milieu de l’été le labyrinthe subit un cambriolage qui vise pour la première fois le chalet d’accueil et qui lui coûte près de 3000 euros. L’assurance n’en remboursera qu’une petite moitié. Par ailleurs, en fin de saison il apparaît que l’activité du parcours dans les arbres a été déficitaire d’environ 1500 euros. Tout ceci amène le conseil d’administration à prendre fin août diverses dispositions en matière de sécurité et à décider de ne prolonger l’exploitation des Perchés de Chabrières en 2015 qu’à condition que la collectivité propriétaire le rende plus attractif en y ajoutant au minimum 2 nouveaux parcours.

Début septembre un jeune salarié est embauché en contrat aidé pour remplacer celui qui est parti en novembre 2013 et fin octobre se déroule, avec la participation d’une dizaine de jeunes fantômes, la soirée du labyrinthe hanté qui accueille près de 500 visiteurs.

En définitive la saison 2014, avec 23 218 entrées payantes, sera meilleure que les deux années précédentes et au même niveau que la saison 2010, année à l’issue de laquelle avait été décidée la création du 5ème emploi.

HISTORIQUE 2015

La poursuite entre 2012 et 2014 d’investissements (achat d’un taille-haie sur bras articulé, aménagement des combles, création du parcours pieds nus) à hauteur de 25 000 euros sans aucun emprunt ni aucune aide alors que la fréquentation avait été en baisse lors de deux des trois années en question, a fini par faire sentir son plein effet sur la situation financière de l’association puisque, en début d’année, la trésorerie ne représentait plus que 40% de la trésorerie du début de l’année 2012. Le premier semestre 2015 a donc été très difficile et il n’a pas été possible d’engager de nouveaux investissements. Seuls des travaux d’entretien indispensables (changement des escaliers de la passerelle du labyrinthe, réfection de certains jeux du parcours de jeux d’adresse) ont été menés pendant cette période de l’année.
Puis, le remboursement de l’emprunt contracté en 2009 pour le programme d’aménagement des années 2009 à 2011 s’étant achevé en avril 2015, il a été possible pendant la seconde partie de l’année de reprendre les investissements, à commencer par le remplacement de 3 abris de jardin servant de garage, de vestiaire et d’atelier qui menaçaient tout simplement de s’écrouler. Ce remplacement par un seul bâtiment beaucoup plus costaud a pu démarrer à l’automne 2015 grâce à un nouvel emprunt.
Cette situation financière un peu consolidée au second semestre, avec une fréquentation stable par rapport à l’année précédente (23 389 entrées payantes en 2015 contre 23 300 en 2014) a également permis la transformation en CDI en septembre 2015 du contrat aidé qui avait démarré un an auparavant. Ainsi, fin 2015, les 5 salariés du labyrinthe étaient à nouveau tous en CDI.
En septembre 2015 l’association du Labyrinthe géant de Guéret, née en septembre 1995, avait très exactement 20 ans. A l’occasion de cet anniversaire deux journées portes ouvertes avec entrées gratuites et présence d’un marché d’artisans d’art et de producteurs locaux ont été organisées le week end des 26 et 27 septembre. Le dimanche midi un repas d’anniversaire réunissait les membres du personnel et les bénévoles de l’association ainsi que leurs familles respectives dans la grande salle du bâtiment pour groupes.

HISTORIQUE 2016

Dans le prolongement des deux années précédentes, l’année 2016 a été une année de progression de la fréquentation laquelle a dépassé les 24 000 entrées payantes (très exactement 24 100 entrées). Mais ce fut aussi une année mouvementée.
Tout d’abord en matière de personnel deux des trois agents de l’équipe d’entretien ont quitté le labyrinthe. La première en avril pour un autre emploi en CDI et le second en juin pour prendre sa retraite. Leur remplacement par deux salariés en contrat aidé a été effectif en juillet.
Ensuite en matière de travaux avec, en hiver, l’achèvement de la construction du local technique et, à l’intérieur de ce local, la réalisation d’un atelier, puis le démontage du garage devenu inutile. Au printemps ce fut l’achèvement et la consolidation du labyrinthe en panneaux de bois qui a longuement occupé l’équipe d’entretien et dans le même temps la construction et l’aménagement intérieur du bâtiment de l’escape game lequel a été mis en service début juillet. Pendant l’été deux nouveautés ont été proposées au public : tout d’abord l’escape game, jeu qui consiste à sortir d’une pièce (l’escape en compte deux) en moins d’une heure en s’aidant d’indices et en résolvant des énigmes. La première saison a été très convenable.

Escape Game

Escape Game

Ensuite la manifestation du «Japan Laby» fin août qui a attiré un nombreux public de cosplayers (personnes venues avec des déguisements très soignés). Du coup il a été décidé que cette manifestation deviendrait récurrente. Enfin à l’automne s’est déroulé le long travail d’arrachage des ronces (plus de 600 pieds) qui s’étaient installées depuis des années à l’intérieur des haies du labyrinthe et qui commençaient à déborder de tous côtés, ainsi que le début de la remise à neuf de divers jeux (jeu de l’oie, table de ping pong, jeux du parcours de jeux d’adresse).
Ces derniers travaux ayant été menés tardivement, c’est-à-dire après la saison estivale et non pas avant, le labyrinthe a été l’objet en cours de saison, de la part du public, de nombreuses critiques justifiées, notamment en ce qui concerne les ronces.
La saison s’est néanmoins achevée en apothéose avec la nuit du labyrinthe hanté laquelle a accueilli au moins 830 des 968 visiteurs entrés au labyrinthe ce 31 octobre. Jamais le labyrinthe n’avait accueilli autant de monde en même temps ce qui a créé un véritable embouteillage à l’entrée.

 

HISTORIQUE 2017

Le début de l’année 2017 a été marqué par le départ volontaire du gestionnaire du site désireux de se rendre en Nouvelle Zélande pour un long séjour en vue de perfectionner son anglais. Il est remplacé en février par une jeune femme ayant déjà plusieurs expériences professionnelles dans le monde du tourisme. Puis en juin se pose la question de la transformation en CDI des deux CDD arrivant à échéance. Pour la seconde fois depuis que le labyrinthe existe ces contrats n’ont pas été transformés pour cause de comportement menaçant dans un cas et pour refus de la proposition de CDI dans l’autre cas. L’association a donc procédé à une nouvelle embauche d’un jeune en contrat aidé. Mais la seconde embauche prévue n’a pas pu se concrétiser pour cause de blocage des contrats aidés. L’équipe d’entretien s’est donc trouvée ramenée à deux agents pendant la seconde moitié de l’année. Néanmoins les travaux d’entretien ont été menés de manière convenable pendant l’été et les travaux d’aménagement ont pu se poursuivre à l’automne.

            Le début de l’année 2017 a également été marqué par la livraison du nouveau microtracteur équipé d’un chargeur partiellement financé par la fondation Agir sa vie qui était déjà intervenue 10 ans plus tôt pour l’achat de panneaux promotionnels. Outre le fait que cet engin a pris la relève de celui qui datait de 2004 et qui était arrivé en bout de course, ce microtracteur permet dorénavant d’effectuer de petits terrassements grâce à son chargeur amovible placé à l’avant.

            NOUVEAU MICROTRACTEUR

     

  Au mois de juin a été effectué par une entreprise locale l’aménagement d’une aire de stationnement de 40 places non goudronnées à une extrémité du site. Ce parking de secours était devenu indispensable car les espaces de stationnement existants étant saturés lors des fortes journées de fréquentation (plus de 500 visiteurs/jour), les véhicules en surnombre allaient se garer le long de la route départementale menant à Bourganeuf ce qui était relativement dangereux, notamment pour des familles avec jeunes enfants. L’aménagement du chemin de liaison entre cette aire de stationnement et la zone d’accueil a été entamé à l’automne.

            Au printemps les anciens bancs, fabriqués de manière artisanale (une planche en chêne sur deux rondins de châtaignier) mais devenus instables, ont été remplacés par 36 bancs en bois de fabrication industrielle. A la même époque la mini-ferme s’est enrichie de deux ânes.

            La fréquentation du labyrinthe quant à elle a continué à légèrement progresser (visiteurs payants) tandis que celle de l’escape game a progressé de 50%. Et la saison s’est achevée pour la seconde fois sur une énorme fréquentation le soir de la manifestation du labyrinthe hanté le 31 octobre (plus de 800 visiteurs comme l’année précédente).